Biographie

Peintre spécialiste du portrait animalier anthropomorphique depuis plus d’une vingtaine d’années Franck sait surprendre grâce à sa connaissance animalière, sa maitrise des costumes et accessoires historiques ainsi que sa technique approfondie de la peinture à l’huile.


Inscrit à la Maison des Artistes ( MDA)

Né en 1959 à Paris. Après des études de graphisme et de publicité à l’accadémie Charpentier de Paris, Franck Le Gall étudie de nombreux traités de peinture classiques et contemporains en poursuivant sa formation au contact d’amis peintres. Viennent ensuite, à Versailles, les Beaux Arts section peinture et modèle vivant et les cours supérieurs de peinture décorative de l’école Sablé. Depuis une quinzaine d’années Franck se consacre aux portraits animaliers anthropomorphiques depuis son atelier situé dans le Perche.

Parutions

NOS AMIS LES HOMMES, Michel de Decker, Orep Editions ( 2010 )

Pour parodier Brantôme, on aurait pu appeler ce livre La Vie des Animaux Illustres et le sympatique anecdotier de la Renaissance ne nous aurait sans doute pas cherché la petite bête ! D’autant qu’il n’existe pas d’hommes ou de femmes célèbres qui aient un jour vécu une étonnante histoire d’animal. De la puce coquine de mademoiselle Desroches à l’éléphant alpiniste d’Hannibal, en passant par le chat du baron des Adrets, l’âne de Louis XI ou le chimpazé de Charles Quint, on rencontre aussi une araignée mélomane, la girafe de Charles X. Un livre pour les lecteurs qui ne veulent pas être …les dindons de la farce ! 

Le Perche des Arts, Homayoun Minoui, Reflect Editions


Premier livre consacré aux artistes vivant dans le Perche en ce début de XXIe siècle, Le Perche des Arts est le reflet d’un lieu et d’un moment choisis de l’histoire de l’art –et aussi l’expression d’un regard passionné sur les artistes qui l’entourent…Parmi les presque 350 écrivains, musiciens, plasticiens et autres gens de théatre approchés par Homayoun Minoui, près de 150 artistes ont été retenus pour prendre part à l’aventure et nous inviter à la découverte de leur univers… Le Perche, on le sait bien, est la terre d’origine ou d’élection de très nombreux artistes d’hier : Fantin-Latour, Chateaubriand, Proust, Corot, Mirbeau, Hundertwasser, Martin du Gard, etc. On sait moins qu’une multitude d’artistes contemporains, inconnus ou célèbres, y accomplissent aujourd’hui leur œuvre –ce dont Le Perche des Arts, page après page, nous apporte superbement la preuve…
Julien CENDRES

Franck Le Gall peint des portraits animaliers anthropomorphiques. Genre auquel il apporte une subtile valeur ajoutée : acuité du regard, justesse des attitudes, universalité des caractères. Ce tigre « seigneur de guerre » concentre dans ses yeux de feu la volonté de pouvoir de tous les puissants du monde. Cette « Mademoiselle », chienne de salon hautaine et pourtant vulnérable, incarne un certain désarroi féminin très actuel. La duplicité, l’arrogance, la sagesse, la dignité, c’est la quintessence du sentiment humain qui défile tour à tour dans un raminagrobis patelin ou la superbe d’un puma dans son armure enrubannée.

« Peindre, c’est observer avant tout »  dit Franck Le Gall qui a puisé sa technique de la peinture  dans des traités anciens tel le Livre de l’art de Cennino Cennini marquant le passage du Moyen Âge à la Renaissance. Avec d’autres peintres, il qualifie de « Nouvelle Renaissance » cet amour de la facture classique. Janique Laudouar Directrice éditoriale Artank

ART ANIMALIER, La relève des artistes contemporains,  Editions Abbate-Piolé ( 2010 )

Ce livre n’a pas la prétention de changer les hommes, mais juste de présenter au public le talent des artistes contemporains. Le monde animalier ne cesse de nous émerveiller ; le contempler à travers les œuvres des artistes ne peut que nous inciter à changer notre regard sur notre environnement, nos amis à plumes, à poils, à écailles, et pourquoi pas imaginaires ?
Toutes ces créations sont une vision de notre monde, tel un miroir elles nous amènent sans cesse à répondre à cette question, quelle est notre place dans cette nature ?

double page art animalier

Dans l’entrée du Splendid

Une petite contribution au SPLENDID pour la pièce « Cousins comme cochon » en 2017

Extraits de Presse

Sculpture en marbre du dieu Anubis

Le thème des animaux humanisés n’est pas un thème nouveau. Les grands fabulistes comme La Fontaine utilisaient des animaux pour donner des leçons aux hommes. Mais ce n’était déjà qu’un rappel de l’époque antique et de sa mythologie dans laquelle il plait au dieux de se transformer en animaux ou de transformer les humains en animaux. Le portrait animalier anthropomorphique, ou la combinaison d’une tête animale superposée au corps humain, est un genre qui apparaît et réapparaît à travers l’histoire de l’humanité. En effet, de tous temps et dans chaque continent le procédé fut employé. l’Egypte ancienne vénérait déjà des dieux aux corps d’hommes et têtes d’animaux. Ce thème fait partie de la fantasmagorie humaine depuis la nuit des temps. Nos contes d’enfant où le loup se déguise en grand-mère ne sont qu’une autre mise en forme de ce fantasme. Dans une société policée et aseptisée ces toiles nous rappellent que le destin des hommes et celui des animaux ont toujours été intimement liés. A l’instar des jazzmen, Frank Le Gall joue sur un thème connu pour créer de nouvelles variations. Le thème est un prétexte.

Dessin de J.J.Granville

Sa maîtrise technique témoigne d’ailleurs d’une longue pratique. Pour lui la technique n’est pas le but mais le vocabulaire indispensable qu’il faut maîtriser pour pouvoir s’exprimer librement. L’œuvre se lit également à un second degré comme un clin d’œil des modernes aux anciens les costumes habillant les animaux étant le plus souvent du XVII° ou du XVIII°.

Les volumes et les couleurs sont excessivement décoratifs, une unique toile meuble à elle seule une pièce, agissant comme un aimant sur les regards. Les amateurs d’art retrouveront avec plaisir dans certaines toiles des personnages de peintres célèbres. La partie animalière de l’œuvre témoigne d’une réelle connaissance de la faune et d’un bon sens de l’observation. Les proportions sont toujours respectées et les animaux sont d’un réalisme qui amplifie le contraste entre l’habit, bien souvent symbole de fonction sociale, et l’animal. Le côté humoristique n’est pas absent de l’œuvre de Frank Le Gall et à l’instar de ses grands prédécesseurs tels que J.J.Grandville et ses Scènes de la Vie Publique et Privée des Animaux,  il utilise l’animal pour mieux souligner nos travers d’humains. Alexandre Herrburger, Charc; Mars 2004 

Le singe peintre par Chardin
Le singe peintre Chardin

L’émotion en peinture figurative

Une figuration poussée mais qui ne s’aventure pas dans l’hyper-réalisme. « Je laisse place à la peinture. L’hyper-réalisme est un courant où la technique prend le pas sur l’émotion », explique Franck Le Gall. Chez Vermeer ou Velasquez, l’œuvre reflète la réalité mais ne la calque pas. Les imprécisions et les coups de pinceau constituent cet interstice où se niche le sens de l’art. « Je regarde moins le sujet d’une œuvre que la façon dont elle est peinte. Le sujet est lié à l’époque alors que la facture reste.

portrait de Jean de La Fontaine par Hyacinthe Rigaud

Velasquez et Wermer dépassent la réalité pure. Chez eux, on peut sentir le sujet vibrer car leur peinture reste enlevée, émaillée de petits morceaux détaillés, de coups de pinceau abstraits ». Chez Franck Le Gall, le spectateur retrouve cette transcendance. Au loin, le tableau défie les secrets de la photographie. Mais en s’approchant, les impuretés de la toile racontent son histoire en même temps qu’elles la dessinent.pectacle étonnant d’une posture animale empruntée à l’homme ou bien d’une émotion humaine retrouvée par l’animale. . Rien de nouveau ici, si ce n’est le décalage avec la modernité. « Ou j’ai 300 ans de retard, ou j’ai 30 ans d’avance », remarque Franck Le Gall. Si l’Histoire est un éternel recommencement, la figuration pourrait alors connaître un nouvel engouement.

Aujourd’hui déjà, le concept du monochrome commence à ne devenir qu’un concept et l’on ose enfin briser cette chape de plomb contemporaine afin de dire que tout et n’importe quoi ne peut ni ne doit être de l’art. « Peut-être vivrons-nous un retour de la figuration avec des sujets de prédilection actuels ». Pour le moment, Franck Le Gall ne se décourage pas même s’il avoue qu’il est épuisant de nager à contre courant : « tant que je crois à ce que je fais, je continuerai de peindre ». A croire que les collines du Perche sont les Muses d’un artiste qui ne manque ni d’humour ni de lucidité : « je n’ai jamais aimé être dans le rang. Je crois que le rôle d’un artiste est d’être là où on ne l’attend pas ». Voilà sans doute ce qui fait la différence entre le simple talent et le génie artistique.
Mathieu Rouault    2007                                                          

« Bien sûr il y a l’humour, évident, surprenant qui attire notre premier regard mais que dire de cette incroyable dextérité où la parfaite maîtrise du dessin n’explique pas tout.
Le réalisme avec lequel Franck Le Gall peint confine au perfectionnisme. Tout est là, tout y est, de la personnalité de l’animal représenté, aux costumes choisis et aux décors dans lequel il évolue. Nous ne sommes pas uniquement devant la représentation anthropomorphique d’un animal déguisé en homme, pas plus que nous ne regardons une caricature. Nous sommes bel et bien devant des portraits, terriblement présents, terriblement puissants, qui nous amusent sans jamais cesser de nous troubler » Lauranne Bar. Historienne d’art  2004.